le 22 Avril 2008
Qualité de service : là où ça coince
Posté par Olivier Moreau à 15:00 Catégories ---> Qualité de service : là où ça coinc
Tenir un standard et gérer les réclamations des clients exige du professionnalisme. Une enquête réalisée dans les 200 plus grandes
entreprises montre qu'elles ont encore beaucoup de progrès à faire, surtout dans les règles de base de l'accueil.
Nous serions dans l'ère des télécommunications. Mais décrocher son téléphone pour appeler une société relève toujours du jeu de hasard. Une
enquête 2007 réalisée par Challenge Qualité auprès du siège social de 200 grandes entreprises prouve certes que le niveau monte,
comme disent les spécialistes de l'éducation. La note moyenne se situe à 12,28 sur 20, à rapprocher des 13,65 sur 20 de 2006. Mais on enregistre
encore des ratés étonnants, voire cocasses. Par ailleurs, alors que chacun reconnaît que la fidélisation des clients est un enjeu clé, la gestion
des réclamations n'est pas encore à un niveau de qualité satisfaisant. La moyenne se situe à 12,81 sur 20, et certains grands noms obtiennent des
résultats peu en rapport avec leur image de marque. L'occasion de rappeler quelques « fondamentaux ».
Un système télécoms à organiser
Toute entreprise a son standard. Mais il ne suffit pas de s'équiper en PABX, la téléphonie, cela s'organise ! La gestion des appels entre dans la
fameuse « démarche qualité » globale. Que penser des services qui sonnent encore dans le vide... alors qu'il est possible d'organiser des chaînages
de postes ou des permanences au moment du déjeuner, par exemple. Rappeler régulièrement les procédures à suivre est la première façon de faire de
l'accueil téléphonique une responsabilité collective.
Garder le sourire
Les spécialistes chargés de l'enquête ont noté que la qualité perçue baissait, à vitesse grand V, au cours de nombreux entretiens. La
disparition du sourire au fur et à mesure de la conversation est un premier élément d'explication. Mais que penser des 2 % d'appels traités sur un
ton désagréable ? Le client est déjà déçu et, en plus, lorsqu'il fait valoir ses droits, il dérange. Sensibiliser les équipes à la nécessité du
sourire - ainsi qu'à la personnalisation de l'entretien, par une formule de courtoisie aussi basique que l'utilisation du Monsieur/Madame -
multiplie vos chances de réussir la négociation, en créant de l'empathie avec le client. Un élément dont beaucoup d'entreprises n'ont pas pris la
mesure. Ainsi, Avenance : fin novembre 2006, l'enquêteur explique sa problématique à un interlocuteur qui l'écoute de façon neutre. A la fin de
l'explication, son unique participation est : « Ça sera tout ? » Et quand l'enquêteur demande à laisser ses coordonnées afin que la réclamation
soit enregistrée, la réponse est tout aussi laconique : « Non. »
Un peu de professionnalisme
Tenir un standard est un vrai métier, qui nécessite, pour être bien exercé, un personnel formé et qualifié. Mais cela est loin d'être une évidence
pour tous. Pour preuve, l'absence de maîtrise de la langue usuelle souvent constatée, voire le recours aux familiarités et autres grossièretés.
Notre enquête nous a même permis d'entendre des services qui critiquent ouvertement le standard de leur entreprise lors d'un transfert d'appel, ou
incitent le client à aller à la concurrence en cas de réclamation difficile à traiter !
Yes, I speak english !
Comme les années précédentes, les appels en anglais furent souvent de grands moments. Là encore, il suffit pourtant de peu pour éviter les
pièges. Que l'entreprise ait une activité internationale marginale et qu'une standardiste bilingue soit donc superflue, fort bien. Mais pourquoi
ne pas identifier une personne en interne pouvant gérer ce type de demandes ? Dans certaines sociétés, on préfère encore raccrocher immédiatement
dès que l'on identifie un interlocuteur s'exprimant dans la langue de Shakespeare. Business is not welcome !
Commentaires (4)
Posté par :
nicolas
Objet du texte :
paris en ligne
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01/04/2009 |
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Salut à tous,
Saviez vous qu'il existe aussi d'autres sites intéressants qui proposent divers paris en ligne et surtout pour tout catégories sportives?!! J'ai découvert un site super efficaces il y a pas longtemps et croyez moi, c'est super lucratif et surtout on se fait moins de soucis pour parier en lignes... En plus ils ne vous offrent pas que les divers bookmakers mais aussi vous prévient pour d'autres évènements sportifs à ne surtout pas rater toujours à vos avantages. En tout cas, moi j'ai essayé et je ne vais pas changer...
http://www.paris-en-ligne.com/
Vr aiment sensas comme service!!!
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Posté par :
Laurence
Objet du texte :
Langues étrangères
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20/05/2008 |
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A propos des appels en anglais. Je pense que les français sont tellement peu doués pour les langues étrangères qu'ils ne se rendent même pas compte que l'important n'est pas de s'exprimer de façon correcte en anglais, mais simplement de bien se faire comprendre... avec un sourir et beaucoup d'humilité. Le plus important, c'est le contact, pas la grammaire et certainement pas l'accent !
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Posté par :
Frédéric
Objet du texte :
Et que penser des centres délocalisés ?
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13/05/2008 |
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Nous sommes ici sur le sujet du traitement des appels entrants. De plus en plus, ces derniers sont délocalisés... dans les pays francophones en voie de développement.
Je pense que malheureusement cet arrangement financier ne permet pas une qualité de service optimale. En effet, trop de différences persistent entre nos cultures notamment vis-à-vis du traitement de la relation client.
Dans le cadre de mes responsabilités, je n'externalise que des appels de prospection, sur des offres simples et avec le support d'un back office efficace et une supervisation "maison" sur place durant l'ensemble de la campagne.
Le téléphone permet une certaine flexibilité tarifaire grâce au concours des pays émergeants... toutefois, il est important d'en prévenir les problèmes potentiels.
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Posté par :
thierry
Objet du texte :
ça baisse
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28/04/2008 |
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Il est clair que la qualité des centre d'appels baisse au niveau de la perception. Qui n'a pas eu affaire à un de ces centres (souvent off-shorisés) lors d'un appel à un service consommateurs quelconque ou un service sav...). Le réel problème est du à la formation, ce genre de service, ne représentant pas directement de revenus perceptibles ou une ligne comptable directe permettant d'accroitre un chiffre d'affaires est souvent considéré comme une seconde main.
Or, à une époque où les échanges sont de plus en plus virtuel, il en va de même pour la gestion de la relation client transitant par ces centre d'appel : les meilleurs exemples en sont les centres d'appels de FAI comme le neuf, free ou autres...catastrophiques...et COUTEUX.
Il ne faut pas oublier que le marketing est avant tout expérientiel et que les centres d'appels sont partie intégrante de la communication de l'entreprise, de son image, de sa volonté de fidéliser, et donc de son chiffre d'affaires et de ses parts de marché
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